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Ru Xiaofan

Né à Nankin (Chine).
Vit et travaille à Paris depuis 1983.

Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Nankin,
département des Beaux-Arts en 1982.

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des
Beaux-Arts de Paris en 1986.
(Études dans l’atelier d’Olivier Debré et de
Pierre Alechinsky.)

Artiste invité de la Casa Velasquez
à Madrid en 1988 et 1990.

Entré dans le Dictionnaire Larousse
en 1996 : Dictionnaire des Artistes contemporains.

Collections Publiques :

Musée Cernuschi, Paris
Fondation Colas, France
La Coupole, Paris
Dragon Museum, Shanghai
Fonds Régional d’Art Contemporain d’Île-de-France
Fonds National d’Art Contemporain, FNAC, Paris
Musée Guimet, Paris
He Xiangning Art Museum, Chine
Château de la haute Borde, France
Musée national de l'histoire de l'immigration, Paris
Contemporary Art of Korean Museum, Séoul
Fondation Michelin, France
Château du Rivau, France
Fondation Salomon, Alex
Collection Sosume, Dublin, Irlande
Musée de Suzhou, Chine
Today Art Museum, Pékin
Musée des Ursulines, Mâcon
White Rabbit Collection, Sydney, Australie

Voie d’or

“Ne vivez pas sans bambou car la vie serait vulgaire”.

Confucius

“Toute œuvre d’art est une allusion à l’infini”

Friedrich Schlegel

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“VOIE D’OR”
Sculpture en bronze doré
Diamètre 3m
Lieu : Château de la haute borde, France
Collection privée

Xiao Fan a imaginé cette sculpture inspirée du bambou. Elle incarne, selon lui, le “Zhong Yong” de Confucius : l’idéal traditionnel de la quête du juste milieu.

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“La propension des bambous”
2020, huile sur toile, 46 x 38cm

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“esquisses ‘voie d’or’”

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la fonte en bronze dans atelier

Ce juste milieu est d’or en ces temps troublés et c’est donc sur ces fondements philosophiques que Xiao Fan a nommé cette sculpture La Voie d’Or. Suivant ces principes, allégorique et allusive, la forme du cercle, ouvert, figure une voie (le tao), un renouvellement infinis, un univers cyclique, où le vide s’offre à la résonance intérieure, à la circulation du souffle (« Dans l’harmonie du souffle, le mouvement de la vie » Xie He). Comme le Sage confucéen, il maintient tous les possibles ouverts, tous les renouvellements possibles.

— Texte par Pascale Le Thorel

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Il s’agit de s’inspirer de l’élan du bambou et de progresser, dans un mouvement de spirale infini, en harmonie avec la nature et le monde suivant la règle du Zhong Yong.


C’est à dire de pouvoir, comme le dit le philosophe et sinologue François Jullien, « aller à l’extrême de chaque possibilité », « se rendre disponible », « explorer la grandeur et la sagesse à l’extrême puis choisir la voie de la régulation ». Aussi, selon ces principes philosophiques confucéens, la « seule règle de la sagesse, en somme, est d’être sans règle fixe

– c’est pourquoi il n’y a pas règle mais régulation, et pour ce de maintenir entière sa disponibilité »

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